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Eh bien, je l’affirme d’emblée : oui, l’identité de l’enfant se construit des liens familiaux qui ont pour rôle de faire la transmission de culture. Ce n’est pas un avis personnel ni une vague impression, mais un constat établi par de nombreux professionnels. Moi-même, j'ai eu la satisfaction d'avoir traité beaucoup d’enfant dont les liens enfant parent était souvent rompus et se sont établis après une demande de pension alimentaire. La construction des liens à partir de cette procédure est un fait que je constate depuis deux ans et demi, en recevant des parents, des enfants, des adolescents… la plupart viennent me consulter pour être délivrés d’une souffrance devenue insupportable : femme enceinte et seule, mère d’un enfant non reconnu, adolescent à la quête de ses origines, parent qui souhaite obtenir le droit de résidence de leur enfant…

J’insiste, ceux qui consultent notre association le font parce que leur vie, ou une partie de leur vie, est invalidée par la souffrance ; ils viennent parce qu'ils souffrent et non pour faire une expérience intellectuelle. Le droit de te Connaître n’est pas un lieu de méditation ni de réconfort de la pensée ; au contraire, elle est une relation éminemment affective à partir de rencontres interfamiliales où ce qui domine est l’amour pour nos enfants.

Assurément, nos mesures d’accompagnement ne peuvent avancer sans le concours de la pensée et de la parole, mais ce ne sont ni la pensée ni la parole qui finalement soulageront les familles du mal qui les mines. Pour que pensée et parole agissent, encore faut-il qu’elles soient animées par la force de l’émotion. C’est l’émotion qui peut nous sortir de la dénégation pour agir.       

Association  

Cinq jours de l'enfant parisien

 

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